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Bakary Barro, la vie d’après !

Bakary Barro, la vie d’après !

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Il y a des histoires qui ont le pouvoir de nous faire verser une larme quand on les lit. Elles peuvent nous inciter à corriger nos imperfections comme par exemple trop se plaindre ou se morfondre sur notre situation. L’histoire de Bakary Barro fait partie de ces récits qui changent le cours d’une vie et pourraient faire l’objet d’un film à succès.

Au Burkina Faso, c’est un homme incontournable qui a des entrées dans les grands cercles de décisions. C’est digne d’un conte de fée, n’est-ce pas ? Mais détrompez-vous sur ce fait, car la route a été longue pour lui. Retour sur le parcours d’un homme qui a connu la boue avant de se retrouver à la table des rois.

De nationalité burkinabè, c’est à Bamako (la capitale du Mali) qu’il obtient le Baccalauréat. Installé dans la grande ville malienne pendant un long moment, Bakary Barro se rendait tous les jours au bord du fleuve Niger pour aller décharger du bois, ne serait-ce que pour avoir entre 1000 et 1500 francs CFA pour assurer sa pitance quotidienne. Pour éviter de passer des journées avec le ventre vide, il n’hésitait pas également à parcourir les magasins du célèbre marché de Dabani situé à Bamako pour dénicher des fûts vides qu’il revendait par la suite à certains commerçants qui en avaient besoin pour conditionner leurs marchandises.

 Malgré ses faibles revenus qui lui permettaient toutefois de se procurer au moins un plat de riz par jour, il n’a pas mis de côté ses études. En fait, il avait des ambitions et tenaient à vivre la vie dont il a rêvé. Son courage payera, car il finira par avoir un Master en marketing et intelligence des affaires à l’Institut Africain de Management de Ouagadougou (IAM-Ouagadougou). Il entre dans la vie active avec un boulot qui l’oblige à voir la vie en grand. Les souffrances du passé semblent bien derrière lui, mais la vie nous réserve parfois des surprises.

Alors qu’il travaille pour une structure depuis 2005, l’entreprise déclare faillite et ferme ses portes. Il reçoit sa lettre de licenciement en pleine journée du 21 juin 2007. C’est une nouvelle descente aux enfers pour Bakary Barro.

Attristé par la perte de son emploi mais pas abattu, Bakary Barro décide de s’investir dans un projet qui fait la promotion de Bobo-Dioulasso (la deuxième ville du Burkina). Il multiplie les actions et organise beaucoup d’événements. Avec une éloquence et une maîtrise des sujets qu’il évoque, il se fait remarquer très tôt par des chasseurs de têtes après des passages très appréciés sur les antennes de la RTB, la télévision nationale. Au nombre de ses admirateurs, un certain Salif Keïta. La star malienne lui voue un profond respect après l’avoir côtoyé. Bakary Barro vise loin.

Dès décembre 2007, il fera les beaux jours du groupe Coca-Cola via Burn Energy, la boisson énergisante du géant américain. Il passera une année en tant que ambassadeur de Burn Energy. C’est le haut niveau.

 Depuis 2009, il a été débauché par Marina Market pour prendre la tête du département marketing de l’entreprise. C’est en sa qualité de directeur marketing de Marina Market qu’il use de son réseau pour le rayonnement au Burkina de marques mondiales comme Red Bull, Jack Daniel’s, le beurre « Président », le fromage « La Vache qui rit », le champagne Nicolas Feuillate, etc.

Que vous demandiez à Rodrigue Bila (directeur de Coca-Cola Afrique Equatoriale) ou aux frères Restom (fondateurs de Marina Market), ils vous diront que Bakary Barro est une personne qui a l’imagination fertile, un communicant hors pair prêt à relever de nouveaux défis et qui n’abandonne jamais.

Bakary Barro, quant à lui, sait d’où il vient et tous les sacrifices qu’il a dû faire pour se faire un nom au pays des hommes intègres. Qu’il soit à Ouaga, Paris ou New-York, il n’a jamais oublié qu’un jour les camionneurs qui stationnaient près du fleuve Niger lui ont tendu la main, en lui donnant un marché de déchargeur de bois. A une époque, c’est un métier qui l’a aidé à tenir le coup.

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Richard OULAI Initiateur du projet Locomotive, rédacteur en chef et membre exécutif du projet Nés Pour Briller, passionné de communication et très porté sur les questions de développement personnel

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