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Moses Djinko, le dernier bijou !

Moses Djinko, le dernier bijou !

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Passionné des métiers de la communication depuis sa tendre enfance, Moses Djinko savait que ce ne serait pas facile pour lui de se faire un nom dans ce milieu. Mais, il a vite compris aussi que seul son courage lui permettrait de faire bouger les lignes. Dans son Alépé natal, il a attendu son tour en arrosant ses ambitions d’espoir et d’optimisme. Pour éviter de se laisser décourager par les coups bas et les réalités parfois tragiques de la vie, Moses Djinko conjugue le verbe « résister » au présent et au futur pour ne pas être à genou. Il finira par s’imposer à ceux qui tentaient de s’opposer à son élévation en travaillant jour et nuit.

En 1988, il tente un véritable coup de poker en compagnie de ses illustres aînés que sont feu Roger Fulgence Kassy (ce journaliste émérite s’est éteint le 20 janvier 1989), l’icône Yves Zogbo Junior et Djadji Djack : celui de dérouler toute la stratégie de communication autour d’un spectacle du célèbre rappeur américain, LL COOL J. Le natif d’Alépé (localité située au sud de la Côte d’Ivoire), alors étudiant en lettres modernes à l’Université nationale de Côte d’Ivoire, a déjà du cran et du coffre.

Les années 80 coïncident également avec la montée en puissance du break dance dans tous les points chauds de la Côte d’Ivoire en général et d’Abidjan (la capitale économique) en particulier. Avec Ziké, Luciano, Yves Zogbo Junior, ses compagnons de l’époque, Moses Djinko formera un trio magique qui fera les beaux jours du break dance en terre ivoirienne pendant trois années (1982-1985). On peut dire aisément qu’il était naturellement conditionné pour exercer dans le showbiz. Tout compte fait, Moses Djinko a toujours été prédestiné pour être sur le devant de la scène et briller comme une étoile.

En 1990, le Zouglou (musique urbaine ivoirienne) venait de faire son apparition. Ayant le flair, il s’aperçoit très vite que ce rythme musical s’imposera comme l’identité culturelle par excellence du pays. Il deviendra le manager de Bilé Didier et les Parents du Campus (1991-1994) qui ont égayé le quotidien des Ivoiriens durant cette période.

Véritable monument de la presse écrite et du showbiz sur le continent tout court, Moses Djinko occupera le poste de secrétaire général de la rédaction de « Top Visages » pendant douze ans (1993 – 2005). C’était l’époque où « Top Visages » était la référence en matière d’informations people. Tout le monde veut s’arracher Moses Djinko. Il atterrira à « Life Magazine » en qualité de rédacteur en chef du nouveau ténor des potins en Côte d’Ivoire. « Le boss », comme l’appellent ses intimes, y passera neuf ans (2005 – 2014). Ce maître de l’écriture à la plume acérée comme une lame, aux analyses pointues et pertinentes, décide en 2015 de continuer son « show » à Abidjanshow.com, un site web spécialisé dans l’actualité people. Depuis lors, il partage son temps entre ses activités de rédacteur en chef d’Abidjanshow.com et son poste de chroniqueur sur Radio Nostalgie (depuis 2005).

Toujours détendu aussi bien au niveau de son style vestimentaire ou même lorsqu’il pose ses mots pour rédiger ses articles, Moses Djinko est devenu un peu comme un passeport qui vous ouvre de nombreuses portes. Après plus de vingt-cinq ans de métier, il apparaît comme un « passeport universel » grâce à la magie de son talent et à son courage.

Richard OULAI

Initiateur du projet Locomotive, rédacteur en chef et membre exécutif du projet Nés Pour Briller, passionné de communication et très porté sur les questions de développement personnel

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